Le périmètre
Le territoire du SAGE se situe sur le bassin Seine-Normandie et recoupe deux départements, l’Eure et l’Orne, dans la région Normandie.

Le périmètre du SAGE Risle Charentonne couvre un territoire d’une superficie de 2 312 km².
Il concerne 245 communes (INSEE 2022), réparties à 80% sur le département de l’Eure et 20% sur celui de l’Orne dans la région Normandie, pour une population totale d’environ 150 245 habitants (INSEE 2022).
Les caractéristiques physiques
Le territoire est peu urbanisé, les agglomérations et routes ne constituant qu’environ 3 % de la superficie totale du bassin, avec un habitat dispersé. A l’exception de la commune du Neubourg, les principales villes (L’Aigle, Rugles, Beaumont le Roger, Brionne, Pont-Audemer, Bernay) sont situées dans les vallées à proximité immédiate des cours d’eau.
L’occupation du sol est à plus de 70 % par des terres agricoles et caractérisée par une agriculture céréalière intensive à l’Est et sur les plateaux, plus orientée vers l’élevage à l’Ouest et en fond de vallée. La proportion de forêt est également importante.

Le bassin versant de la Risle prend sa source dans l’Orne à 275 mètres d’altitude et se jette dans l’estuaire de la Seine à une altitude de 4 mètres. La Risle s’écoule sur une pente moyenne inférieure 2 ‰ selon un premier axe principal de direction Sud-Ouest/Nord-Est, puis un second Sud- Est/Nord-Ouest.
La Risle possède 35 affluents de taille et de longueur variées, la Charentonne étant le principal. A côté du réseau hydrographique à caractère pérenne il existe de multiples vallées sèches, talwegs, ruisseaux ou encore fossés non pérennes. Ces derniers sont autant de circuits préférentiels de circulation de l’eau en surface.
Riche en milieux naturels humides, 4 des sites du réseau « NATURA 2000 », ainsi que de nombreuses Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) sont liés à la présence de ces milieux ou de rivières ont, tout ou partie de leur territoire, inclus dans le périmètre des communes du SAGE de la Risle.
De plus la Risle, par sa proximité avec la mer, a un fort potentiel d’accueil en poissons migrateurs amphihalins. Il faut cependant noter qu’en raison d’une histoire industrielle fortement liée à l’utilisation de l’énergie hydraulique (mécanique puis hydroélectrique), la Risle est l’une des rivières les plus équipées en ouvrages hydrauliques, encore en activité ou non, points potentiellement bloquant pour la migration.
Les masses d’eau
Masses d’eau superficielles
33 masses d’eau superficielles ont été identifiées :
- 31 cours d’eau et chevelu,
- 1 lac : les plans d’eau de Pont-Audemer/Toutainville),
- 1 masse d’eau de transition : la Risle maritime.

Masses d’eau souterraines
Sous le bassin topographique de la Risle, trois aquifères principaux sont présents, du plus superficiel au plus profond :
- La nappe de la craie
- La nappe de l’Albien
- La nappe de l’Oxfordien
On peut y ajouter les nappes alluviales d’accompagnement des cours d’eau de la Risle et de la Charentonne.

Les formations crayeuses du bassin constituent une ressource fragile vis à vis des pressions anthropiques du fait de la perméabilité et de la fracturation de la craie. Cette fragilité vis-à-vis des pollutions est renforcée par l’existence de points naturels d’infiltrations rapides (bétoires, marnières) qui sont autant de points de percolations rapides vers la nappe sans passage au travers du « filtre naturel » que constituent les sols et les formations superficielles.